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Biographie

On était resté complètement " fan "?
Une expérience unique, partagée en tournée par près de 430 000 personnes dont un final à Bercy, prolongée par un double album vendu à 500 000 exemplaires et conclue par la Victoire de la Musique du meilleur spectacle 2004?si, si !

Il était temps de découvrir le nouvel album studio de Pascal.
13 titres qui reflètent un nouvel état d'esprit. Il y chante la rupture, l'espoir, l'enfance, les rencontres, le voyage et l'amour.
Obispo 2006, c'est le millésime d'un homme, d'un père, d'un citoyen de 40 ans. Plus vraiment malheureux, pas tout à fait heureux. Lucide, revenu de bien des illusions mais encore capable de rêver à des lendemains meilleurs et soucieux de transmettre ses émotions, ses préoccupations, ses révoltes comme ses coups de c?ur.

" T'avais rien demandé là ROSA... "
Est-il besoin de justifier une chanson qui parle du racisme ? Les soubresauts de la Bête sont suffisamment violents et fréquents pour qu'on pense à ne jamais l'oublier. Rosa Parks avait osé dire non, défier le Blanc pour une place de bus dans l'Amérique ultra-brite de 1955. Elle est pour cela devenue un exemple, une légende. Ce premier single est aussi un coup de chapeau à tous ces héros-victimes anonymes, qui écrivent chaque jour de leur lutte ou de leur sang une nouvelle page d'histoire?
Pascal et Lionel Florence trouvent ici les mots qu'il faut : ni trop démonstratifs, ni trop abstraits. Le tandem est d'ailleurs à l'?uvre sur 9 des titres de l'album. Preuve d'une complémentarité enfin pleinement assumée. Comme si tout ce qui a précédé avait été une sorte de galop d'essais, jusqu'à cette symbiose qui donne vie à quelques morceaux de bravoure.

" NOIR " en est un exemple parfait. Pascal évoque ici la douleur d'une séparation, le constat d'un échec. Pudeur, justesse et ferveur : le titre est une lente et obsédante montée en puissance vers un manque palpable. Pas d'artifice, juste la vérité crue et la tristesse nue?
Jamais sans doute la voix de l'interprète n'aura été à ce point au service du compositeur et de ses auteurs. Obispo s'est volontairement placé au même niveau que les autres instruments : il fait partie d'un tout.
A l'écoute du disque, on prend aussi conscience de la richesse des arrangements et de leur maîtrise. Bien sur, avec " SUPERFLU " et " SOLEDAD ", il était déjà clair que le son était primordial. En voilà une nouvelle preuve, éclatante, évidente?Pièce maîtresse de cette catégorie, " APRES QUOI ON COURT ". Derrière l'état des lieux somme toute pessimiste des obsessions matérielles de nos sociétés, Pascal tombe le masque et jette un regard lucide sur 15 années de vie et de carrière. Au service de cette ambition, un vrai monument d'ambiance sonores, de superposition de voix et comme dans la plupart des titres, le temps donné au temps. Rien de formaté, de minuté, de limité?

Sur " LAS VEGAS ", évocation sans complexe du " rêve américain ", vous vous croyez embarqués à bord d'une Buick décapotable au c?ur du désert du Nevada quand soudain, à peine arrivé sur le Strip, c'est le Rat Pack qui croise votre route ! Changement d'ambiance et de costume : place au big-band. Surprise et grand sourire garantis?
Comment ? Des cuivres dans un album de Pascal Obispo ?
Et pourquoi pas ?!

D'ailleurs, si la sensation vous a plu, ne manquez pas " 1980 ", hommage à cette époque révolue du siècle dernier. Celle de l'adolescence de Pascal, d'une génération " sans illusions, sans lendemains ". Un regard en arrière un peu désabusé mais plein de tendre nostalgie, où le saxophone se rappelle à notre bon souvenir. Mais attention : pas le saxo lourdaud et envahissant des rengaines d'ascenseur. Non, un son presque oublié, comme aux meilleures heures de " Men At Work " ou " Marquis de Sade ", à qui le titre fait écho. Riches heures d'une chère enfance. Clin d'?il à l'ami Franck Darcel?

Au risque d'en hérisser certains, autant l'écrire noir sur blanc : oui, Obispo est aussi un enfant du Rock?The Beatles, The Cure, Depeche Mode, U2 et plus récemment Coldplay sont pour lui des références vivaces.
Inspiration n'est pas contrefaçon?
Admiration n'est pas dilution?
Par le passé, Pascal a croisé la route d'auteurs de renom qui se sont un temps arrêtés pour lui offrir un texte et partager d'autres moments qui resteront à jamais privés?Jacques Lanzman en 1996 pour " Rêves d'Orient ", Etienne Roda-Gil pour " Ce qu'on voit allée Rimbaud " en 1999. " SUR LA VOIE FERRE ", on croise les pas d'un autre géant, " avec le temps " disparu.

Ce nouvel album, c'est aussi l'occasion de donner une chance à des artistes qu'on entend peu, ou pas encore. Par le passé, Pascal avait déjà été coutumier du fait. C'est lui qui, en leur faisant confiance le premier, a révélé Kyo, Calogéro, Natasha St Pier. C'est aussi lui qui, en s'investissant alors que plus personne n'y croyait, a relancé les carrières de Gérald de Palmas, Florent Pagny ou redonné un nouveau souffle à celle de Johnny Hallyday.
Sur " LA MACHINE ", vous allez vraiment faire la connaissance de Mélissa Mars, jeune femme à la voix inclassable, à l'énergie incroyable. Elle s'impose sur ce titre imparable, en forme de course contre le temps, porté par les guitares et la rythmique. On la reverra.
La famille Obispo accueille aussi un nouveau membre à part entière, Frédéric Château. Guitariste sur la tournée " Fan ", il pose ici sa patte de compositeur après avoir officié sur l'album " Longueur d'ondes " de Natasha St Pier. Sous le pseudonyme d'Asdorve, Frédéric signe la musique de deux chansons majeures. " AMEN ", évocation sans complaisance de la nature humaine et, (fait rare chez Obispo), de la place du religieux dans notre destinée " IL VOULAIT DE L'EAU ", moment véritablement à part dans le disque, oasis de pureté et d'épure, petite histoire d'une souffrance ordinaire mais terriblement quotidienne, loin d'ici.

Et puis viennent aussi des moments plus légers, gentiment irrévérencieux. Ainsi, " LE CHANTEUR IDEAL ", critique pleine d'humour, de subtilité et de tendresse envers ces " pop-stars " au kilomètre, ces " nouvelles stars " à la chaîne ou ces " académy " où l'on forme de l'apprenti vedette en trois mois - Le comble ? Ce tube en puissance pourrait bien un jour être chanté par des élèves en " prime " !
" LIBRE COMME PICASSO ", (les fans d'anagrammes apprécieront au passage le clin d'oiel), à la mélodie évidente dés la première écoute, salut respectueux d'un artiste à un Maître. Le souvenir d'Etienne Roda-Gil plane sur ce titre, en mémoire d'une collaboration courte mais marquante, il y a 10 ans pour " Ce qu'on voit allée Rimbaud ". Le manucrit de cette chanson, écrit de la main du parolier, est précieusement encadré dans le bureau de Pascal.


Et ces fameuses " FLEURS DU BIEN " ?
Elles referment l'album, résumant parfaitement le voyage accompli : du sentiment, de la lucidité, un peu d'amertume et beaucoup d'espoir. La mélodie là aussi s'impose naturellement, avec style et élégance.
Ceux qui avaient voulu remiser Pascal Obispo au rayon des chanteurs tièdes vont devoir déchanter. C'est définitivement un artiste inspiré, novateur et libre. Ce 6e album studio apporte de façon éclatante la preuve d'un talent unique dans la pop francophone.
Allez, pour appuyer une fois pour toute ce constat, écoutez donc le titre caché de l'album : " Y'A UN ANGE "Pensez-vous vraiment qu'il déparerait sur le disque d'un de ces groupes anglais unanimement encensés ? Honnêtement ? Car il ne s'agit de rien d'autre après tout : loin des idées reçues et des étiquettes, se laisser à la musique, à l'émotion"

Cueillez, cueillez ces " FLEURS DU BIEN " et gardez-en l'arôme jusqu'en janvier prochain. Leurs senteurs s'épanouiront alors pleinement au cours de la tournée événement qui s'ébauche déjà Pascal la prépare avec impatience, pressé d'aller renouer le contact avec son public et défendre sur scène des chansons qui ont été pensées pour cela.
Rendez-vous le 8 janvier 2007 à Arcachon, puis partout ailleurs ensuite...

03/2006

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