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Biographie

Le dernier concert de Bénébar s'est déroulé le 30 novembre 2006, à Bercy, devant 17000 " bénabarges " et associés. Ivresse, liesse dans la salle ; exultation, exaltation sur la scène. Feu d'artifice pour fin de tournée. Conviviales congratulations entre le plus populaire des chanteurs d'aujourd'hui, et le public qui l'a choisi.

Entre les débuts discrets et le point d'orgue triomphal de Bercy, il s'est écoulé une dizaine d'années à peine. Le duo Patchol et Bénabar a cédé la place à Bénabar et associés, puis à Bénabar en solo - avec camarades, complices, compagnons, c'est entendu, mais chanteur à part entière. Et même, on se répète, élu chanteur populaire par l'hexagone, et par acclamations. On se répète et c'est exprès. Car Bénabar, même si on ne s'en douterait pas à le voir sur scène, est un garçon timide et réservé. Il ne fait pas la une des magazines people, ne truste pas les talk-shows télévisés - lui, c'est plutôt au top des ventes qu'il manifeste une présence continue. Aussi discret au sommet qu'il l'était au début, aussi bosseur ; fidèle à lui-même, à son équipe, à ses convictions qu'il met parfois en rimes, pas en vitrine ; à sa vision modeste et résolue d'un métier qu'il sait faire comme peu. On l'a désigné chef de file de la nouvelle chanson française (NB : la première nouvelle, c'était celle de Souchon et de ses copains.) ; il refuse le titre et la fonction, préfère rester l'artisan inquiet et sincère que le grand public n'a cessé de fêter - et de chanter : ah, la jubilation de ces salles chorales ! - ces dernières années. Dans " un joyeux brouhaha, un chaleureux chahut ", comme disait la chanson-titre de l'album de Bénabar et associés, La p'tite monnaie - que les bénabarges, et ceux qui avaient raté ce premier épisode, se réjouiront de retrouver à bord de ce premier best of Bénabar, dans des habits remis à neuf, cuivres guillerets, fiesta new orléanaise.

De même ils retrouveront L'Adolescente, elle aussi issue de ce millésime 97 ; elle aussi réenregistrée, pimpant tango musette? Fins connaisseurs, ils noteront qu'alors, déjà, l'univers de leur chanteur préféré arborait ses signes distinctifs. Images inventives (comme celle de ce bébé juché " sur sa chaise d'arbitre ") ; personnages secondaires placés au premier plan ; chroniques conjuguant concision et émotion. Pas encore " frontale ", l'émotion, comme la définira plus tard l'auteur de Je suis de celles ? Habituellement, avec Bénabar, la gorge se serre sans que le sourire s'efface. Son terreau d'inspiration, ce sont les minuscules tragédies qui affectent les minuscules terriens, et pour lesquelles il a inventé le mot léger de dramelets.

C'est fou le nombre de ses contemporains qui se trouvent parfois beaux, parfois beaufs, le plus souvent ressemblants dans le miroir de ses couplets. Poupon peu dormeur, cycliste premier âge, gamin accro aux variétés des Carpentier, ado acnéique, amoureux audacieux, amoureux silencieux, trentenaire, couple à l'essai, entre fusion et friction (témoin, sur cet album, une Pierrade inédite et incendiaire), jeune ménage aménageant, famille festoyant le dimanche midi, salarié retraité, ou harcelé, rêvant de sa revanche, automobiliste en monospace ou en quête d'itinéraire, couche-tard et lève-tôt, fredonneur de berceuse ou processionnaire de cimetière? C'est tout nous, tout ça. C'est tout l'art de Bénabar : tenir le journal de bord de la traversée sur la galère planétaire ; composer la chanson de geste des aventuriers du quotidien. Anoblir l'ordinaire, embellir le dramelet. Et jouer avec le temps, tout le temps.

Là est le secret de sa popularité - qui n'a fait que croître au fil de sa jeune et pétulante carrière. 450 000 exemplaires vendus pour l'album Bénabar en 2001 ; 500 000 des Risques du métier (album variétés de l'année aux Victoires de la musique 2004) ; près de 1 300 000 de Reprise des négociations ! Paru en 2005, ce dernier album studio est redevenu numéro un des ventes un an après sa sortie, à la faveur d'une tournée affichant complet, et qui lui a valu deux nouvelles Victoires : artiste masculin de l'année, chanson originale de l'année (pour Le
Dîner)? Records discographiques à rapprocher d'une intense présence scénique : jamais moins, et plutôt plus de cent concerts par an. Ceux de 2006 ont rassemblé près de 800 000 spectateurs...
A réentendre ses couplets familiers via ce premier Best Of, on se remémore les bonheurs partagés live, de Montauban à Saint-Malo, du Café de la Danse à Bercy ; les complicités dans l'ombre, les regards qui brillent, les voix qui savent les chansons par c?ur? Allez, on s'en refait quelques-unes ensemble. A notre santé ! A la sienne !
09/2007

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